Soirée rencontres-conférences autour de l’archéologie

Les Fines Lames du Médoc vous propose de les retrouver pour une nouvelle Grande Soirée, le vendredi 21 septembre prochain à partir de 18h30.

Deux conférences y seront présentées. Une par le chercheur, auteur, conférencier belge qui nous fait l’honneur en exclusivité de nous présenter ses travaux afférents à la sortie de son essai : Les Artéfacts Romains Décodés.
Il nous livrera une méthode de lecture des symboles ou idéogrammes dont la forme, les couleurs, nous révèlent un sens particulier. Loin de ne représenter qu’un aspect décoratif ces motifs nous ouvrent vers bien d’autres réalités oubliées dans les tumultes de notre Histoire !

Puis en deuxième partie de soirée, la conférence animée de concert par Mme Bleuette Diot, historienne, essayiste, conférencière complété par M Fabrice Bianchin, auteur, chercheur, conférencier. Ils nous emporteront vers les mystères opaques de nos Origines !

Sans omettre en tout début de soirée, des démonstrations de saynètes d’escrime d’art, présentée par l’excellente association des Fines Lames Du Médoc.

Des auteurs de notre région seront également présents afin de vous présenter leurs ouvrages. Une soirée culturelle pour une rentrée dynamique et instructive par excellence !
Nous vous attendons pour animer des débats exaltés auprès de chercheurs passionnés ! Nous seront enchantés de vous y accueillir, soirée ouverte à tous !

Rentrée 2018

Rentrée Grand Siècle et Combat médiéval le 11 Septembre 2018. Aux armes !
A chacun ses envies, à chacun ses tenues.

PS: vous avez manqué la rentrée ? Pas de panique, vous pouvez-venir en tenue sportive à n’importe quel cours du mois de septembre.   😉

Le château de Sully-sur-Loire et les Heures Historiques

Rares sont les châteaux qui subirent autant de modifications architecturales que celui de Sully-sur-Loire. On fit état des premières traces du château en 1102, il était alors un poste de défense sur la rive gauche de la Loire. 

En 1218, Philippe Auguste profita d’un désaccord entre le seigneur des lieux et l’évêque pour s’emparer brièvement de la place et édifier une imposante tour cylindrique, malheureusement disparue.

Après une crue dévastatrice en 1363, le château changea de famille au nom du mariage de l’unique héritière avec Guy de La Trémoïlle. Ce dernier se lança dans un grand chantier de rénovation et demanda à l’architecte du roi et du Louvre, Raymond du Temple, d’établir de nouveaux plans. Il commanda notamment les travaux du donjon, à la fois destiné à défendre le pont sur la Loire mais également à recevoir le beau monde, lors des somptueuses fêtes données par le seigneur. Les guerres de Religion affectèrent grandement la place, la laissant ensuite à l’abandon.

Fort heureusement, le château fut acheté et sauvé en 1602 par Maximilien de Béthune, alors ministre d’Henri IV.

Dès lors et durant quatre siècles, le château resta dans la même famille. Le grand Sully, comme on le nommait, se lança dans une importante campagne de travaux tant au niveau des intérieurs Renaissance que des extérieurs en créant notamment le parc attenant. On construisit également la tour d’artillerie, reliée au château par deux galeries couvertes tandis qu’une troisième menait du donjon au petit château : ainsi, pour la première fois, l’enceinte était entièrement close.

À partir du XVIIIème siècle, le château de Sully-sur-Loire fut l’objet de maintes destructions et reconstructions modifiant tour à tour son allure, il perdit de nombreux bâtiments mais en gagna de nouveaux tel le somptueux corps de logis. Le XXème siècle fut également celui des grands changements architecturaux. On recoiffa les sommets des tours orientales avant qu’un terrible incendie ne détruise l’aile construite au XVIIIème siècle. Il fut classé Monument historique en 1928, néanmoins la Seconde Guerre mondiale n’épargna pas ses ouvrages. Le département du Loiret acquiert le site en 1962 et entreprend depuis lors de nombreux travaux de restauration.

Malgré son histoire rocambolesque, le château a su préserver ses trésors : le chemin de ronde, une Tenture de Psyché, une charpente en berceau datant du XIVème siècle, ses appartements meublés ainsi que le tombeau du célèbre Sully.

Les 4 grandes familles qui furent propriétaires du château de Sully-sur-Loire : Maison de Sully, Maison de Blois-Champagne, Maison de la Trémoille, Maison de Béthune

Les visiteurs célèbres du château :

Jeanne d’Arc s’y rendra en 1429 et 1430 pour voir le roi Charles VII séjournant chez son ami Guy de la Trémoïlle.

Louis XIV, Anne d’Autriche et Mazarin s’y réfugièrent lors de la fronde des Princes en 1652. 

Voltaire vint y trouver asile quand le roi vexé par ses vers l’exila mais il finit par se fâcher aussi avec Le duc de Sully.

Les Heures Historiques : les 19 et 20 mai 2018

Chaque année, vers le mois de mai, une horde de passionnés déboule sur les prairies autour du Château pour un long weekend de reconstitution historique. Ce sont les Heures Historiques de Sully-sur-Loire. De la préhistoire aux temps modernes en passant par les romains et les chevaliers, plus de 1300 personnes mettent leurs plus beaux costumes et replongent les visiteurs dans le passé.  On y croise des marquises et des rois, des centurions, des indiens, des soldats américains ou napoléoniens et tant d’autres apparitions du passé. Hommes, femmes et enfants, tout le monde est sur son 31.

Les campements s’étalent et les artisans travaillent, les combattants se battent et font des démonstrations, les familles vivent le quotidien de la période qu’elles représentent et tout cela dans un soucis de précision et d’historicité. c’est une vraie curiosité pour les férus d’histoire et de belles pierres puisque le château se visite aussi. Les Fines Lames du Médoc y seront présentes cette année avec grand plaisir et un brin d’excitation. Préparer son costume, affiner son personnage, faire la liste des choses à ne pas oublier, planifier le voyage… et tenter de donner aux visiteurs de belles choses à voir, à apprendre et à entendre.

Article écrit par Emmanuelle Zicot

Mary Read, femme pirate

Avant la piraterie

Mary Jane Read est née en 1690 en Angleterre. Avant de vivre de la piraterie, elle a vécu avec sa mère et son frère Willy dont elle empruntera le nom plus tard. Son père, capitaine de la marine, est décédé en mer.

Après le décès de son fils, la mère de Mary va la travestir et lui donner le nom de son défunt fils pour toucher l’argent que la grand-mère versait au garçon. La supercherie marche et la grand-mère continue de donner de l’argent en pensant qu’il s’agit de son petit-fils.

Grâce à ce déguisement et cette fausse identité d’homme, Mary/Willy Read trouve facilement du travail. D’abord en temps que valet de pied, puis elle se fait enrôler dans l’armée britannique.

Là-bas, elle y rencontre un homme avec qui elle se marie et ouvre l’auberge des Trois Fers à Cheval à Breda, en Hollande. Il mourra, ce qui entraînera la faillite de l’auberge.

Elle renfile alors ses vêtements d’homme et s’enrôle sur un navire marchand toujours sous le nom de son frère.

Mary devient pirate

Le bateau de marchand est pris par des pirates, Mary les rejoint.  En 1718, elle devient corsaire car l’équipage qui l’accompagne accepte le pardon royal et se soumet au gouverneur Woodes Rogers. Mais rapidement l’équipage redevient pirate après une mutinerie.

Rencontre avec Jack Rackham et Anne Bonnie

Elle se fait enrôler par le capitaine Jack Rackham et Anne Bonnie (qui elle aussi se faisait souvent passer pour un homme sous le nom de Adam Bonnie). Poursuivis par la marine britannique, il s’en suit une période de pillages et de meurtres pour elle et ses compagnons.

Une légende dit qu’elle dévoilait son sexe ou sa poitrine avant d’achever un homme pour lui prouver qu’il était également possible d’être tué par une femme.

En 1720, elle, Anne, Jack, ainsi que leur équipage, se font attraper par un certain capitaine Barnet, envoyé par le gouverneur de Jamaïque.

La mort de Mary

Rackham et son équipage sont jugés coupables de piraterie et pendus. Anne et Mary réussissent à échapper à la pendaison car elles sont enceintes. Mary Read meurt en prison en 1721, probablement d’une fausse couche ou de la fièvre jaune.

Article écrit par Éline Sala, membre des FLM

La rapière : composition et historique

La rapière est « l’outil » de prédilection des bretteurs

Composition

Une rapière se compose de 4 parties : le pommeau, la poignée, la garde et la lame.

Garde complète

Le pommeau

Le pommeau sert à la fois de contrepoids et d’écrou pour assembler les différentes parties de la rapière. Il peut également servir à donner des coups.

De formes diverses (sphérique, ovoïde, en diamant, en cylindre, en poire, en vase et même en étoile), il peut parfois être sculpté ou simplement ciselé.

Son poids permet au point d’équilibre de la rapière de se rapprocher de la main du bretteur et de rendre l’arme plus maniable, contrairement à son ancêtre, l’épée de taille.

Pommeau

La poignée

La poignée, ou fusée, permet de cacher la soie qui est le prolongement de la lame. C’est la partie sur laquelle se pose la main du bretteur.

La poignée est fabriquée en bois, en cuir, ou en fil de métal savamment tressés (filigrane).

Poignée en fils de métal tressés

La garde

La garde se compose de trois parties. Elle deviendra de plus en plus élaborée au fil du temps en enrobant la main du bretteur dans un réseau d’acier, surtout à mesure où les quillons tendent à disparaître : elle peut prendre différentes formes en fonction des pays (bol, squelette, plaque,…)

Garde en bol, dit à la « Taza »
Garde simple française
Garde squelette
  • les quillons servent à arrêter, bloquer l’arme adverse et permettent aussi de donner un coup. Au fur et à mesure du temps, les quillons vont disparaître car ils perdront de leur efficacité. Les quillons sont les deux branches perpendiculaires à la lame. Ils peuvent être droits ou en forme de S.
  • Le pas d’âne est l’élément intercalaire entre la coquille et la poignée, qui comporte généralement deux anneaux, disposés dans le plan de la lame, dans lesquels on passe des doigts pour accroître le contrôle sur la lame.
  • Le ricasso est la partie relativement courte (ne dépassant pas plus d’un quart de la lame) qui se trouve devant la garde. Il est non affûté et sert soit à parer, soit à tenir la lame à la main sans se couper.
Pas d’âne sans anneau et quillon droit
Pas d’âne avec anneaux
Quillon en « S » et ricasso

La lame

La lame se divise en deux parties :

  • Le fort de la lame, qui part de la garde est qui va jusqu’au milieu de la lame, s’utilise pour parer les coups adverse.
  • Le faible de la lame, qui part du milieu de la lame et qui va jusqu’à la pointe, s’utilise pour donner les coups d’estoc et des coups de taille.

Historique du XVème au XVIIIème

Seconde moitié du XVème, la rapière va répondre au passage dans le domaine civil de l’apprentissage de l’escrime. Les salles d’armes vont se multiplier à mesure que la noblesse se provoque en duel privé, rendant ainsi l’escrime ouvert à tous, et plus qu’au seul domaine militaire.

Son ancêtre, l’épée de taille et d’estoc, apparaît tout d’abord, dans sa forme la plus basique, en Espagne à Tolède, sous le nom « d’espada ropera« . Elle consiste en une épée à la lame plus légère et à la garde plus élaborée, qui peut donc se porter à la cour en civil.

Espada ropera

Les maîtres d’armes espagnols vont développer autour de cette « rapière », une escrime avec des attaques en pointe très mathématiques pour pouvoir créer un rempart protecteur tout autour de soi (escrime à la « Destreza »).
Contrairement à l’épée médiévale, la taille de la « rapière » sera moins létale car la pénétration dans le corps adverse sera moindre.

Fin XVème, l’espada ropera sera importée en Italie mais les maîtres d’armes italiens n’importeront pas l’escrime espagnole car trop théorique, trop rigide et trop mathématique. Ils vont réinventer la façon de l’utiliser, ainsi que son design. Les Italiens vont allonger la lame (1,10 m) qui va d’ailleurs s’affiner et se rétrécir. Elle permettra avec autant d’aisance de passer de la taille à l’estoc.

Apparition du ricasso (voir description en début d’article) autour duquel vont se placer les pas d’âne (un sur chaque quillon), anneaux destinés à protéger l’index, nouveauté qui consiste à le placer (l’index) au-dessus du quillon pour une meilleure prise de l’arme. La lame est bien plus fine que ses ancêtres médiévales et bien souvent de section hexagonale. Cette Spada da lato (appellation Italienne) s’exporte en Europe durant le XVIème siècle.

Spada da lato

Cette Spada da Lato va se répandre dans toute l’Europe, en France, après les guerres d’Italie qui ramènent la Renaissance Italienne sur le sol français, puis en Allemagne et en Angleterre vers 1515.

Au cours du XVIème siècle, l’évolution de la technique militaire vers l’escrime de duel va amener deux transformations majeures de cette arme qui se nommera rapière. Comme il s’agit d’une arme de longue distance, il faut se munir de nouvelles armes lorsque l’on est à une distance où la rapière est inutile : d’une part, la multiplication des quillons pointus et recourbés, qui peuvent servir de « pince » ou de marteau, sa garde s’étoffant pour mieux protéger la main ; d’autre part sa lame s’affine et s’allonge pour garder l’adversaire à distance.

La rapière n’est que rarement utilisée seule. Elle est accompagnée dans la main gauche d’un petit bouclier (bocle), du manteau (ou cape) ou plus tard de la dague (« main gauche » ou la délivrance). La rapière sert à frapper, l’arme dans la main gauche à se garantir des coups de l’adversaire, éventuellement à frapper en distance proche et à « finir » l’adversaire (en le « délivrant »). Ruses et bottes de toutes sortes sont permises, et la lame de l’adversaire peut être bloquée et détournée d’un simple mouvement de la main gauche.

Bocle
Dague XVIIème (espagnole)

À l’aube du XVIIème, les transformations vont s’opérer au niveau des gardes. Les Italiens vont développer des gardes dîtes « squelette« , totalement esthétique, en multipliant les branches et les anneaux du panier.

Garde « squelette »
Garde « squelette »

 

Garde « squelette »

En 1600, les Allemands vont garnir les anneaux de plaques, naissance de la « pappenheimer » qui malgré sa lourdeur gagne en popularité par son aspect plus défensif et plus adapté aux combats militaires.

Pappenheimer
Pappenheimer
Pappenheimer

 

En 1610, les Espagnols se débarrassent de la garde filiforme italienne pour la remplacer par un bol renversé, d’où ne sortira plus qu’une seule branche de garde. Il s’agit de la rapière dite à la « Taza« .

À la Taza
À la Taza
À la Taza

En 1650, apparition en France de la lame à pans creux (de section triangulaire, à trois pans) uniquement destinés à l’estoc. Elle se rétrécira pour atteindre la longueur moyenne de 90 cm. D’abord créé pour les fleurets en salle d’arme, elle va se généralisé à toutes les rapières françaises. À mesure que le ricasso est raccourci, on aplatit les gardes. Celles à anneaux deviennent des gardes en huit et les tazas prennent la taille des gardes des fleurets modernes.

Garde en huit
Garde en bol « aplati »

 

Garde en huit
Garde en bol « aplati »

 

Ce sont des épées plus subtiles et élégantes, à une époque où la posture masculine devient de moins en moins guerrière. C’est ce qu’on appellera une épée de cour au XVIIIème. Ces épées permettront l’abandon de la dague de par leur légèreté, qui donne un maniement plus rapide de l’arme. L’épaule gauche s’effacera de la ligne d’attaque et la main gauche servira de balancier.

La rapière sera aussi remplacée par des sabres courbes ou droits dans le domaine militaire.

 


Cet historique ce veut simple et non exhaustif

Sources : wikipedia, wallace collection, aqua ferro escrime, …

 

Rédaction de l’article par la marmotte

Forteresse de Blanquefort le 3 juin 2018

Le 3 juin 2018, les Fines Lames du Médoc vont établir leur campement à Blanquefort, dans un lieu historique de la fin du XIème siècle jusqu’au XVIIème.

À la différence de bon nombre de châteaux forts du moyen âge, la forteresse n’est pas bâtie sur une éminence, un promontoire, ou à l’extrémité d’un éperon ; c’est un édifice de plaine, sur un modeste îlot rocheux entouré par des marécages. Son intérêt stratégique est depuis la Rome antique, le point de contrôle et de passage de la voie Soulac/ Bordeaux.

Au programme des visites guidées illustrées par les personnages des moments phares du site (XIV et XVème siécle), contes, combats d’épée, danses, héraldique, fauconnerie, atelier de côte de mailles, herboristerie, musique avec le groupe Pastourel et la taverne où seront concoctées des recettes d’époque.

Cette journée permettra une immersion dans le temps, dans un site hors du temps.

Cadillac, le Duc d’Épernon et les mousquetaires

L’histoire du Château de Cadillac, du Duc d’Épernon et des mousquetaires

Le château

Le château de Cadillac est situé dans la commune du même nom en Gironde.

 

Datant du début du XVIIème siècle, cet édifice au style fin Renaissance, début Classicisme fut la demeure de Jean-Louis de Nogaret de la Valette, 1er Duc d’Épernon et favori du roi Henri III. Ce somptueux château, possédant un potager, des douves et des jardins, est aujourd’hui considérée comme un véritable chef d’œuvre.

Le château, extrêmement bien conservé, est classé monument historique depuis 1862, la porte du potager n’est classée que depuis 1965. Lors de sa construction en 1598 par l’architecte Pierre Souffron, une partie de la ville fortifiée dut être détruite. Il est agrandi en 1603 par l’architecte Gilles de la Touche Aguesse.

À la Révolution Française, le château est abandonné puis revendu par son propriétaire à l’État français qui le transforme au début du XIXème siècle en prison pour femmes. En 1950, il devient une école de préservation de jeunes filles puis en institution publique d’éducation surveillée qui fermera en 1952.

Jean-Louis de Nogaret de la Valette, Duc d’Épernon

Cet homme d’état est né en 1554, il est surtout connu pour sa grande puissance en temps que mignon du roi Henri III, autrement dit un de ses serviteurs de confiance. Il devient par la suite son favori. Il est l’une des plus grandes figures de la noblesse française de son époque. Il servit près de trois rois et une régente, il finit lui même par diriger une partie du royaume de France. Il eut une conjointe, Marguerite de Foix-Candale et sept enfants.

Le Duc d’Épernon est doté d’une grande fierté et d’une grande ambition. Malgré cette période troublée par les guerres de religion, de complots, d’assassinats… Il reste catholique et fidèle à la couronne. Il parvient à obtenir la confiance d’Henri III puis d’Henri IV et installe la régence de Marie de Médicis. En 1611, des accusations furent portées contre d’Épernon au sujet de son implication dans l’assassinat du roi. Il s’en sort car le premier arrêté est finalement maintenu après jugement et condamné à la prison à vie. Au siège de Saint-Jean-d’Angély en 1621, d’Épernon est blessé . Après avoir été nommé gouverneur militaire de Guyenne jusqu’en 1638 par Louis XVI, il s’installe au fameux château de Cadillac. Henri de Sourdis demande son excommunication, Jean-Louis de Nogaret de la Valette meurt en disgrâce en 1642.

Les mousquetaires du roi

La compagnie des mousquetaires du roi fut fondée en 1622 par Louis XIII, dissoute par Mazarin puis recréée par Louis XIV et enfin à nouveau dissoute en 1775 et 1816 par Louis XVI et Louis XVIII. Il s’agissait de soldats aux mérites reconnus, majoritairement recrutés très jeunes et d’origine Gasconne ou Béarnaise.

Ils menèrent leur première bataille à Saint-Martin-de-Ré en 1627, bataille remportée avec succès.

Les mousquetaires les plus connus sont ceux dont les aventures sont contées dans le livre Les Trois Mousquetaires d’Alexandre Dumas, mais il y en a eu bien d’autres car la légion comptait entre 100 et 300 hommes d’honneurs, prêts à mourir pour servir leur Roi. Il y eu tout de même trois grands commandants des armées mousquetaires, Jean Armand de Peyrer, comte de Tréville mais aussi Charles de Batz de Castelmore dit D’Artagnan ou Joseph de Montesquiou D’Artagnan.

Article écrit par Éline Sala, membre des FLM

Les mousquetaires à Cadillac le 21 avril 2018

Le samedi 21 avril 2018, venez remonter le temps pour vous retrouver dans les années 1620-1630, à l’époque des mousquetaires.

Le Duc d’Épernon, vous ouvrira les portes de son château pour assister à la remise de la casaque mousquetaire au comte de Clairson.

Mais le comte mérite-t-il cet honneur ?

Mais qui est cette femme qui fait irruption au château ?

Des bruits d’épées se font entendre. Mais que se passe t-il ?

Pour le savoir, venez assister à la représentation des Fines Lames du Médoc le samedi 21 avril vers 15:00 au château de Cadillac (33).

Détails et tarifs sur le site du Château de Cadillac

Mon expérience de débutante

Je m’appelle Clarisse Guyet et j’ai 20 ans. J’ai connu Les Fines Lames du Médoc grâce à Natasia, la fille des créateurs de cette association, Isabelle et François Lucak.

  

Je me suis lancée dans cette activité en janvier 2018, après avoir fait une initiation avec François. Cette initiation, où l’on m’a appris une mini saynète, m’a permis de voir à quoi ressemble la pratique de l’escrime artistique, de voir comment sont organisés les entraînements, mais également d’avoir un premier contact avec le groupe et les enseignants. Ceux-ci ont été très accueillants dès mon initiation et l’ambiance m’a directement plu.

Cela fait donc 2 mois maintenant que je pratique l’escrime et, même si je ne suis pas entrée au meilleur moment (puisqu’il n’y a plus de cours de débutant), on m’a fait intégrer l’apprentissage de combats de plus haut niveau. Les différents professeurs ont tout de même pris le temps de me prendre à part et de m’apprendre les principales bases de l’escrime artistique, ce qui m’a beaucoup aidé et je les en remercie.

                N’ayant pas le même niveau que les autres, j’avais un peu d’appréhension au début quant à m’entraîner avec le reste du groupe. Mais il a été compréhensif, m’encourage et me donne de bons conseils. Bref, tout est fait pour que je me sente à l’aise, pas trop perdue et que je progresse rapidement. Enfin, les entraînements (comptant une phase d’échauffement longue et physique avec cardio, abdos et ateliers) sont vraiment très pédagogiques et nous permettent d’être en bonne condition pour apprendre les combats dans un deuxième temps.

                Être entourée de passionnés est très enrichissant et j’ai vraiment hâte de pouvoir montrer mes premiers combats en public, de faire de la figuration au festival organisé par cette association cet été et de continuer l’aventure avec les Fines Lames du Médoc !

Clarisse Guyet