Mary Read, femme pirate

Avant la piraterie

Mary Jane Read est née en 1690 en Angleterre. Avant de vivre de la piraterie, elle a vécu avec sa mère et son frère Willy dont elle empruntera le nom plus tard. Son père, capitaine de la marine, est décédé en mer.

Après le décès de son fils, la mère de Mary va la travestir et lui donner le nom de son défunt fils pour toucher l’argent que la grand-mère versait au garçon. La supercherie marche et la grand-mère continue de donner de l’argent en pensant qu’il s’agit de son petit-fils.

Grâce à ce déguisement et cette fausse identité d’homme, Mary/Willy Read trouve facilement du travail. D’abord en temps que valet de pied, puis elle se fait enrôler dans l’armée britannique.

Là-bas, elle y rencontre un homme avec qui elle se marie et ouvre l’auberge des Trois Fers à Cheval à Breda, en Hollande. Il mourra, ce qui entraînera la faillite de l’auberge.

Elle renfile alors ses vêtements d’homme et s’enrôle sur un navire marchand toujours sous le nom de son frère.

Mary devient pirate

Le bateau de marchand est pris par des pirates, Mary les rejoint.  En 1718, elle devient corsaire car l’équipage qui l’accompagne accepte le pardon royal et se soumet au gouverneur Woodes Rogers. Mais rapidement l’équipage redevient pirate après une mutinerie.

Rencontre avec Jack Rackham et Anne Bonnie

Elle se fait enrôler par le capitaine Jack Rackham et Anne Bonnie (qui elle aussi se faisait souvent passer pour un homme sous le nom de Adam Bonnie). Poursuivis par la marine britannique, il s’en suit une période de pillages et de meurtres pour elle et ses compagnons.

Une légende dit qu’elle dévoilait son sexe ou sa poitrine avant d’achever un homme pour lui prouver qu’il était également possible d’être tué par une femme.

En 1720, elle, Anne, Jack, ainsi que leur équipage, se font attraper par un certain capitaine Barnet, envoyé par le gouverneur de Jamaïque.

La mort de Mary

Rackham et son équipage sont jugés coupables de piraterie et pendus. Anne et Mary réussissent à échapper à la pendaison car elles sont enceintes. Mary Read meurt en prison en 1721, probablement d’une fausse couche ou de la fièvre jaune.

Article écrit par Éline Sala, membre des FLM

Cadillac, le Duc d’Épernon et les mousquetaires

L’histoire du Château de Cadillac, du Duc d’Épernon et des mousquetaires

Le château

Le château de Cadillac est situé dans la commune du même nom en Gironde.

 

Datant du début du XVIIème siècle, cet édifice au style fin Renaissance, début Classicisme fut la demeure de Jean-Louis de Nogaret de la Valette, 1er Duc d’Épernon et favori du roi Henri III. Ce somptueux château, possédant un potager, des douves et des jardins, est aujourd’hui considérée comme un véritable chef d’œuvre.

Le château, extrêmement bien conservé, est classé monument historique depuis 1862, la porte du potager n’est classée que depuis 1965. Lors de sa construction en 1598 par l’architecte Pierre Souffron, une partie de la ville fortifiée dut être détruite. Il est agrandi en 1603 par l’architecte Gilles de la Touche Aguesse.

À la Révolution Française, le château est abandonné puis revendu par son propriétaire à l’État français qui le transforme au début du XIXème siècle en prison pour femmes. En 1950, il devient une école de préservation de jeunes filles puis en institution publique d’éducation surveillée qui fermera en 1952.

Jean-Louis de Nogaret de la Valette, Duc d’Épernon

Cet homme d’état est né en 1554, il est surtout connu pour sa grande puissance en temps que mignon du roi Henri III, autrement dit un de ses serviteurs de confiance. Il devient par la suite son favori. Il est l’une des plus grandes figures de la noblesse française de son époque. Il servit près de trois rois et une régente, il finit lui même par diriger une partie du royaume de France. Il eut une conjointe, Marguerite de Foix-Candale et sept enfants.

Le Duc d’Épernon est doté d’une grande fierté et d’une grande ambition. Malgré cette période troublée par les guerres de religion, de complots, d’assassinats… Il reste catholique et fidèle à la couronne. Il parvient à obtenir la confiance d’Henri III puis d’Henri IV et installe la régence de Marie de Médicis. En 1611, des accusations furent portées contre d’Épernon au sujet de son implication dans l’assassinat du roi. Il s’en sort car le premier arrêté est finalement maintenu après jugement et condamné à la prison à vie. Au siège de Saint-Jean-d’Angély en 1621, d’Épernon est blessé . Après avoir été nommé gouverneur militaire de Guyenne jusqu’en 1638 par Louis XVI, il s’installe au fameux château de Cadillac. Henri de Sourdis demande son excommunication, Jean-Louis de Nogaret de la Valette meurt en disgrâce en 1642.

Les mousquetaires du roi

La compagnie des mousquetaires du roi fut fondée en 1622 par Louis XIII, dissoute par Mazarin puis recréée par Louis XIV et enfin à nouveau dissoute en 1775 et 1816 par Louis XVI et Louis XVIII. Il s’agissait de soldats aux mérites reconnus, majoritairement recrutés très jeunes et d’origine Gasconne ou Béarnaise.

Ils menèrent leur première bataille à Saint-Martin-de-Ré en 1627, bataille remportée avec succès.

Les mousquetaires les plus connus sont ceux dont les aventures sont contées dans le livre Les Trois Mousquetaires d’Alexandre Dumas, mais il y en a eu bien d’autres car la légion comptait entre 100 et 300 hommes d’honneurs, prêts à mourir pour servir leur Roi. Il y eu tout de même trois grands commandants des armées mousquetaires, Jean Armand de Peyrer, comte de Tréville mais aussi Charles de Batz de Castelmore dit D’Artagnan ou Joseph de Montesquiou D’Artagnan.

Article écrit par Éline Sala, membre des FLM